Les avis des lecteurs

Les sans-gloire

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Dans ce nouvel ouvrage ceux qui comme moi connaissent et apprécient la plume délicate et sensible de Laure Gombault vont la découvrir dans un tout autre registre, dans un contexte historique riche et très documenté, dans une langue et un style très travaillés afin d'être en parfaite adéquation avec l'époque. Dans » Les sans-gloire » l'autrice dépeint 3 portraits originaux de femmes fortes et résilientes dans le quotidien de « l'arrière » pendant la Grande Guerre. Pendant que leurs maris sont au front, bien plus qu'elles ne participent à l'effort de guerre et qu'elles ne font « leur part », 3 femmes mènent chacune leur propre combat contre la solitude, le désespoir, pour retrouver « leur homme » ou pour assurer leur survie jusqu'à leur retour avec courage et détermination. 3 très beaux portraits nous sont présentés tour à tour : Jeanne, « La boiteuse », paysanne mariée à Pierre un bel instituteur ; Lucienne, « La gardienne », menant de main de maitre et presque froidement l'exploitation familiale pendant que son mari Henri est au front et Fernande, « La munitionnette », mariée à Jean et mère d'un petit Léon, courageuse et fière.
Laure Gombault sort des clichés des femmes travaillant aux champs et en usine pour nourrir le pays ou produire des munitions, pour livrer des récits extrêmement réalistes, à la fois passionnants et émouvants, mais surtout des récits axés sur la psychologie de 3 femmes, en nous dévoilant leurs pensées intimes, leurs réflexions, leurs angoisses, leurs désirs de femmes. Dans une époque où règnent la rudesse et la pudibonderie, le machisme et le rôle secondaire de la femme dans une société profondément patriarcale, Laure Gombault nous dévoile notamment ces 3 femmes sous l'axe de la sensualité, leur sensualité passée, rêvée, fantasmée et parfois une nouvelle sensualité trouvée ou retrouvée. En effet, au cours des 3 récits l'autrice décortique et relate habilement les événements et les cheminements intérieurs qui vont amener les 3 héroïnes à évoluer pour finalement profondément et radicalement changer, allant jusqu'à s'émanciper.
J'ai particulièrement été emportée par l'histoire de Jeanne, une femme courage, exaltée, idéaliste, pleine de force et pourtant si frappée par des circonstances dramatiques, Lucienne m'a beaucoup touchée également dans ses débats intérieurs.
Laure Gombault nous offre là de très beaux portraits plein de vérité, qui nous parlent d'une époque en résonnance avec des thématiques de notre époque : la force des femmes révélée en situation d'adversité, leur énergie combattante et leur résilience. En somme, un discours résolument moderne et féministe !
Mention très spéciale pour le niveau de maitrise de l'écriture et la conduite habile des récits, le challenge du format court percutant lui va très bien, un recueil vraiment très réussi, un coup de coeur !

Céline Fiquet

Un verre avec toi

Le ventre de Vénus

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Louise sous emprise

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Les interdites

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Le ventre de Vénus

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7 juillet 2020 par Catherine Perrin du blog dequoilire.com

L’histoire d’une femme prise au piège.
Un piège qu’elle connaît bien… chez les autres. Elle le rencontre quotidiennement dans sa vie professionnelle. Et pourtant…

Eléments narratifs

De nos jours, à Paris et à Dunkerque.
J’aurais aimé lire plus de descriptions, sur la maison de Tania et de Romain ou sur les établissements qui sont visités par les protagonistes. L’histoire aurait été plus ancrée dans le réel.

Les personnages

#Tania
Un personnage profond. Son enfance l’a conduite à son métier, conseillère conjugale. Elle tente d’aider des couples désunis, parfois des femmes battues.

#Madame M
Une des femmes que Tania accompagne. Elle espère, contre toute évidence, sauver son couple et retrouver l’homme idéal du début de son mariage.

#L’homme du train
D’instinct, Tania comprend que l’homme est dangereux. Malgré (ou à cause de) ça, elle est irrésistiblement attirée. Et comme chacun sait, s’il est un cas où les raisonnements logiques ne servent à rien…

L’intrigue

Certes, la vie de Tania, entre son mari, son fils et son travail, ronronne un peu, mais elle est heureuse. Elle est d’ailleurs bien placée pour reconnaître la chance qu’elle a de faire partie de cette famille-là.
Elle succombe pourtant à l’homme du train.

Le style

L’écriture de Laure Gombault est magnifique

Incipit :

« Aujourd’hui, il a cogné fort. Son miroir lui renvoie deux fentes noires comprimées par l’œdème. En dessous, les pommettes scarifiées creusent son image émaciée. »

Citations :

« Les roues crissent. C’est toujours une violence ce déchirement dans l’oreille, ces vibrations dans le corps et ce choc qui vous colle au dossier pendant le freinage de la locomotive. »

« Il était 20 h 30. Elle s’appelait Tania. Mais rien n’était moins sûr. »

Mon avis en résumé

Ce que vous aimerez :

  • Les personnages complexes

  • La très belle écriture de l’auteur

  • Le thème

Ce que vous regretterez (ou pas) :

  • Le manque de description

  • Le hasard un peu trop présent

Mes notes

Univers narratif : (2 / 5)

Personnages : (5 / 5)

Intrigue : (4 / 5)

Ecriture : (5 / 5)

Average: (4 / 5)