• Laure Gombault romancière

Mon interview des 20 questions: séquence émotions

par l'autrice Sacha Stellie

"Gravitation en Folie douce Majeure"


L’œil pétillant, déterminé, le sourire large et généreux, Laure Gombault vit en Normandie et travaille comme coordinatrice culturelle pour un réseau de bibliothèques. Elle nous ouvre ici grand les portes de son univers où les petits détails de l'existence sont autant de prétextes à des bonheurs étincelants et sources intarissables d'inspiration. Fréquemment en proie au doute, parfois à l’angoisse, elle aime s'attacher à des personnages fragiles, souvent féminins, en quête de résilience. Ses thèmes de prédilection sont les conduites addictives, les loyautés familiales et les quêtes identitaires. Elle aime l'écriture de l'intime, du secret, tout en subtilité, comme celles de Philippe Besson, Delphine de Vigan, Olivier Adam, Arnaud Cathrine, Virginie Despentes, et bien d'autres.. Elle compose des romans noirs, thrillers ou romances, en prise avec le réel. Son dernier roman "Le ventre de Vénus" a été publié en décembre 2020.

Votre devise ?

« Rien n'est impossible aux hommes de bonne volonté ». Ma devise a toujours été la volonté, c’est-à-dire que plusieurs fois dans ma vie, j’ai dû me faire violence pour obtenir ce que je souhaitais, et j’ai remarqué qu’à chaque fois, je ne m’en sortais pas si mal. Ça finit toujours par payer ! Du coup ça se traduit chez moi en une belle énergie. J’ose espérer que l’énergie créatrice pour le coup va perdurer et me combler !

De quoi aimez-vous être ivre ?

De champagne ou d’un bon Vouvray ! Oui… mais pas que ! Est-ce que c’est éculé de vouloir s’enivrer d’amour ? Car au fond, il n’y a que ça qui m’importe et me porte, avec mon mari, mes enfants, mes amis… Je n’ai rien trouvé de plus enivrant.

Quelle est votre définition du bonheur ?

Ces moments furtifs qui émergent parfois, avec cette conscience furtive ou profonde de les vivre pleinement, c’est parfois très simple, des tout petits riens, se sentir vivante devant le spectacle de la nature, et d’autres fois c’est juste se sentir à ma place, dans ce que je suis, avec ceux que j’aime. Ce qui fait sens et me rend vivante.

De quoi doutez-vous ?

De moi, toujours !

Un détail et tout change… Lequel ?

Un sourire franc, un bonjour rayonnant, une petite attention qui me réchauffe alors que j’ai le cœur des mauvais jours.

Votre plus grande fortune ?

Indéniablement ma famille, en particulier mes fils et mon petit-fils qui a 18 mois !

La solitude, vous l’aimez comment ?

Quand je la choisis bien sûr, vous vous en doutez, me projeter dans de longues heures d’écriture me ravit !

Que placez-vous au-dessus du plaisir ?

Je vais parler comme une cinquantenaire, la santé bien sûr, pour pouvoir profiter de tous les plaisirs, quels qu’ils soient… et encore longtemps !

La chose la plus grotesque que vous ayez faite par amour ?

Mâcher une cigarette (éteinte bien sûr) pour un amoureux qui me demandait si j’en étais cap ! i l y a très longtemps… quand j’y pense, quelle horreur !

Votre plus vieux souvenir ?

J’avais 4 ou 5 ans et avec ma sœur jumelle, à l’école maternelle, on avait déversé les pots de peinture sur les murs de l’école… Je me souviens qu’on avait beaucoup ri et après beaucoup pleuré !

La question qui vous tourmente ?

Le jour de ma mort, la fameuse question épouvantable.

Votre plus belle rencontre ?

Quand j’ai rencontré mes deux fils, l’un en 1992 et l’autre en 1995, sans aucune mesure, les plus belles rencontres de ma vie !

De quoi vous accuse-t-on ?

De m’inquiéter de tout sur tout ! Je suis une grande angoissée.

Votre meilleur état d’esprit pour une créativité de qualité ?

Du silence, plusieurs heures devant moi, personne à la maison, le pied !

Où étiez-vous avant votre naissance ?

Dans le désir de mes parents, j’ai eu beaucoup de chance, ils m’ont ardemment attendue !

Quel est votre pire démon ?

Les moyens de transport, surtout l’avion, je suis hyper phobique ! J’arrive à le prendre, mais c’est un cauchemar durant tout le trajet. Une fois j’ai dû supporter ce stress pendant 12 heures pour me rendre à Cuba, mais comme je l’ai dit plus haut, j’ai une sacrée volonté !

La promesse que vous vous êtes faite ?

Ne pas trahir les miens.

Qu’est-ce qui, pour vous, est un sacrilège ?

Décevoir les gens que j’aime… Bien sûr c’est arrivé, et je le regrette profondément !

L’illusion qui vous berce ?

Devenir une grande écrivaine bien sûr !

Votre rêve le plus fou ?

Obtenir un prix littéraire bien sûr !

Le ventre de Vénus

Colette souffre de boulimie et d’obésité ; elle exerce ses talents d'esthéticienne au salon La Toilette de Vénus, à Paris, dans le XVIIIe arrondissement. Elle aime par-dessus tout masser ses clientes pour oublier ce corps dont elle a honte. Mais que cache-t-elle donc sous sa graisse ? Un jour, une femme vient lui réclamer des soins à domicile pour son fils Adrien, plongé dans un coma profond à la suite d’un accident de voiture. Dès lors, chaque soir après son travail, elle s’efforcera de lui redonner vie. Elle ne se doute pas encore qu'il la conduira à déterrer un terrible secret. Dans cette intrigue psychologique, Laure Gombault soulève les délicates questions des transmissions filiales et des secrets de famille et la nécessité de comprendre d’où l’on vient. Retrouvez tous ses romans ici !


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